Aimé Césaire (1913–2008)

Poète et homme politique français.

Député de la Martinique et maire de Fort-de-France pendant plusieurs décennies, Aimé Césaire fut un fervent humaniste. Il créa, notamment avec Léopold Sedar Senghor, le concept de « négritude » et contribua à ce que la colonie de la Martinique devienne un département français.

Aimé Césaire est né en 1913 en Martinique. Il suit des études au lycée Victor Schoelcher à Fort-de-France, puis au lycée Louis le Grand à Paris pour enfin intégrer l’École normale supérieure en  1935. Pendant ses années à Paris, Aimé Césaire se lie d’amitié avec Léopold Sédar Senghor (poète, écrivain et premier président de la République du Sénégal).

En 1934, avec plusieurs étudiants antillais, guyanais et africains, Aimé Césaire créé le journal « L’étudiant noir ». Deux ans plus tard, lui vient le concept de « négritude ». Il s’agit d’une réponse à l’oppression culturelle du système colonial français. Il se dit « de la race de ceux qu’on opprime ».

En 1939, il obtient l’agrégation de lettres et retourne en Martinique. Il y écrit “Cahier d’un retour au pays natal” qui est une œuvre majeure dans laquelle art, histoire et politique ne peuvent être dissociés.

Engagé politiquement, il fait partie du parti communiste puis est élu Maire de Fort-de-France en 1945, et député jusqu’en 1993. Il quitte le parti en 1956 et créé  le PPM (Parti Progressiste Martiniquais).

Aimé Césaire est maire de Fort-de-France jusqu’en 2001. Il décède en 2008 et a des obsèques nationales.

Principales œuvres :

  • Cahier d’un retour au pays natal (1939)
  • Les Armes miraculeuses (1946)
  • Soleil cou coupé (1947)
  • Esclavage et colonisation (1948)
  • Corps perdu (1950)
  • Discours sur le colonialisme (1950)
  • Ferrements (1960)
  • Cadastre (1961)
  • Une saison au Congo (1966, théâtre)
  • Moi, laminaire (1982, poésie)
  • Discours sur la négritude (1987)
  • La Poésie (1994, compilation de toute la poésie d’Aimé Césaire)

Source: ENS Portraits