Julia de Funès: «Le télétravail doit rester une liberté»

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ENTRETIEN – Pour la philosophe, il apporte une autonomie bienvenue mais ne doit pas devenir un modèle.

«Le lien social n’a pas attendu le télétravail pour se défaire. Il suffit d’observer la vie en open space, dont la promiscuité bâillonne la plupart du temps les collaborateurs», estime Julia de Funès.
«Le lien social n’a pas attendu le télétravail pour se défaire. Il suffit d’observer la vie en open space, dont la promiscuité bâillonne la plupart du temps les collaborateurs», estime Julia de Funès. LEA CRESPI/Le Figaro Magazine

Julia de Funès est docteur en philosophie et diplômée d’un DESS en RH. Elle a notamment publié Socrate au pays des process (Flammarion, 2017) et, avec Nicolas Bouzou, La Comédie (in)humaine (Éditions de l’Observatoire, 2018).

LE FIGARO. – Certains souhaitent une généralisation du télétravail, même après le confinement. Les salariés y gagneront-ils davantage de liberté et d’autonomie?

Julia DE FUNÈS. – La généralisation du télétravail n’est plus de l’ordre du souhait mais du fait. En quelques semaines, toutes les fonctions transposables en télétravail l’ont été, et cette généralisation a pulvérisé en un éclair les principaux (faux) arguments qui tentaient de l’enrayer. Le télétravail est une autonomie accordée au salarié au sens où celui-ci est libre de choisir son espace de travail (bureau, chez soi ou tiers lieu), un gain temporel (moins de temps perdu dans les transports), mais aussi une libération psychologique.

Les bureaux ont été remplacés par des grands plateaux où tout est visible,

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Source: Le Figaro