Coronavirus: en Asie du Sud-Est, les QR codes plus efficaces que les applications de traçage

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En Asie du Sud-Est, les commerces commencent à rouvrir en mettant en place des dispositifs pour noter chaque personne entrant dans un magasin, afin d’avoir leurs contacts si jamais une personne ayant fréquenté le même magasin, au même moment, s’avère être contaminée.

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De notre correspondante à Kuala Lumpur,

C’est devenu un rituel en Malaisie : devant chaque commerce, les clients font la queue sur les marques disposées au sol les incitant à respecter les mesures de distanciation sociale jusqu’à arriver à un employé qui les invite à inscrire sur un grand registre leur nom, leur numéro de téléphone, parfois jusqu’à leur numéro de passeport ou de carte d’identité, et enfin leur température, mesurée à l’aide d’un thermomètre.

Mais certaines échoppes, plus modernes, procèdent à la collecte de ces informations via un QR code que chacun doit scanner pour remplir un questionnaire.

À Singapour, l’échec d’une application de traçage

Depuis le 4 mai 2020, la Malaisie a procédé à la réouverture des commerces, sans pour autant baisser la garde. En inscrivant ainsi chaque entrée dans un magasin, elle espère pouvoir remonter rapidement la piste des personnes qui auraient pu croiser un nouveau cas de coronavirus et les contacter pour effectuer des tests.

Dans l’État voisin de Singapour, un dispositif semblable a été mis en place de manière encore plus généralisée : même les chauffeurs de taxis doivent désormais faire noter les coordonnées de chaque client à l’aide d’un QR code. Ce système, baptisé Safe Entry, est apparu comme bien plus efficace que la première initiative du gouvernement, une application de traçage des itinéraires de chaque citoyen qui téléchargerait le dispositif baptisé Trace Together.

Malgré les incitations du gouvernement, trop peu de personnes ont accepté de jouer le jeu en installant Trace Together sur leur smartphone, ce qui rendait le résultat final pauvre et inexploitable. En passant désormais par les commerces, bâtiments publics et taxis, plus personne ne peut désormais passer entre les mailles du filet.

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Source: RFI