Diriger le Laboratoire de géologie après le confinement

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Un laboratoire multi-sites

Le LGL-TPE est hébergé à l’ENS de Lyon mais également à l’Université Claude Bernard Lyon 1, sur le campus de la Doua. Une partie des activités de recherche ou d’enseignement est également coordonnée depuis l’Observatoire de Lyon.

Malgré cette diversité de sites, le LGL-TPE a établi son Plan de reprise des activités de manière commune et concertée. Les quelques différences étant seulement liées à des spécificités des deux sites mais à rien de profondément structurel.

L’ENS de Lyon et le CNRS-INSU ont été très rapides dans l’élaboration et dans la communication de directives très claires. À partir de ces premiers documents fournis, l’Observatoire a pu rédiger un document synthétique pour l’ensemble des tutelles.

La recherche

Certaines expériences ont pris du retard, d’autres n’ont subi aucun impact et peuvent reprendre sans préjudice. Toutefois, pour une dizaine de doctorants en fin de thèse, on peut comptabiliser un retard de deux mois. Une prolongation de leur contrat de thèse devra donc être envisagée, ainsi qu’une solution de financement de ces mois supplémentaires.

Le Covid-19 et le confinement n’ont pas eu de réel impact sur les thématiques de recherche du laboratoire mais plutôt la méthodologie.

Cependant, depuis quelques jours, certains chercheurs discutent de la possibilité d’appliquer des méthodes spectroscopiques, généralement appliquées à la roche, à la détection de virus. En effet, les chercheurs disposent d’instruments qui peuvent identifier la composition chimique et minérale des roches et du sol, mais aussi détecter des composés organiques. Les expériences de “géologie à distance”, menées dans le cadre du projet Mars 2020, pourraient par exemple ouvrir de nouvelles perspectives.

Source: ENS Lyon